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Poésie

Extraits…

Ce qu’il faut dire n’est plus légende
Nos derniers mythes sont morts de faim
Demeure le vide – la consistance
Le chant des murs n’a pas d’errance.

*****

L’indien ouvrit la bouche
De sa maison
Le blanc entra
Et ferma la porte du cosmos.

*****

Nous sommes comme l’eau dans l’eau
L’eau qui garde le secret de la barque de ton corps
Et aussi la peau de chagrin du soleil.

*****

Nous sommes l’armure intime à toute immensité
Une ramure d’espace à l’écorce terrestre.
Les feuilles de mon arbre sont des plumes d’oiseaux dans les branches de ton corps.

*****

Rien ne meurt tant que la lumière pleure
Rien qu’un trait apaisé par nos deux encres mêlées.

*****

J’ai couru en prenant le poids de mon enfance sur le dos.

*****

Le soleil eut si faim qu’il mangea des cailloux.

*****

Nu comme l’encre sorti de la plume libre sur le papier de tes lèvres

Note au lecteur

Le poème, ce simple mot nomade est le bâton du sourcier, nous indiquant où tremper nos pieds de pèlerins, et appréhender autrement toutes présences sur le chemin, ainsi voir la cambrure des platanes suffit à comprendre ce qui agitent leurs pensées. Délivrer les mots là où le mystère prend sa source est la plus noble façon d’aimer ce qui toujours nous paraîtra étranger. Notre âme est un corps qui se plie en deux pour que nous nous baissions à la hauteur des éclaboussures jaillis des entrailles où sourde le secret de la source. Écrire, voir, revient donc à s’agenouiller debout, l’âme au bout des doigts, et gratter jusqu’à ce que la terre dépose son vocabulaire sous nos ongles. 

Philippe Brame

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